Brice Hortefeux l’a d’ailleurs reconnu lui-même en répétant que son ministère ne pouvait pas s’exonérer de la règle de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), à savoir le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, partant à la retraite. Pour seule ligne de défense il n’a cessé de marteler que nous aurons fin 2010 autant de policiers et de gendarmes qu’en 2000. Mais il a oublié de dire qu’entre 2002 et 2006, les effectifs avaient cru de plus de 10 000.

A l’époque, Nicolas Sarkozy avait d’ailleurs bien compris que, pour être crédible, il faut que les actes suivent les mots. Mais depuis 2007 une véritable politique de démantèlement de l’Etat régalien a fait perdre ces 10 000 agents. Or, comment croire que notre Etat puisse relever les défis de la délinquance de 2010 avec les effectifs insuffisants du gouvernement Jospin (assez critiqué d’ailleurs à l’époque par la majorité).

Des violences de plus en plus aiguës, des exigences juridiques de plus en plus complexes (réforme de la garde à vue), des ambitions multiformes : la tâche demandée aux policiers et gendarmes est irréalisable avec chaque année 2000 à 3000 agents de moins.

Le découragement des forces de police et de gendarmerie, qui ont payé cher de leur vie leurs missions au service de la collectivité nationale (17 victimes en 2009), va prendre de l’ampleur. Ce ne sont pas les 1500 adjoints de sécurité qui vont régler le problème tant leur manque de formation est un handicap. Les violences, les trafics de drogue et les mafias vont malheureusement prospérer.

Et le renfort ne va pas venir du ministère de la Justice ! Hier après-midi aussi, aux questions d’actualité, Mme Alliot-Marie a sèchement renvoyé dans ses buts un député UMP qui demandait, comme moi, la réduction des remises de peine automatiques qui aboutissent à libérer les condamnés à seulement la moitié de leur peine. Jamais notre pays n’a été, dans les faits, aussi schizophrène. Un discours de sévérité d’un côté et une politique pénale laxiste de l’autre. Des objectifs de diminution de la délinquance pour la police d’un côté et des moyens en peau de chagrin de l’autre.

Ce décalage, ce fossé béant entre les discours et les décisions s’explique pour la simple raison que nos dirigeants n’ont plus la maîtrise du navire. Ce sont les agences de notation qui gouvernent la France.

La politique économique récessive décidée par les commissaires de Bruxelles entraîne la France dans le déclin économique, les délocalisations, le chômage de masse, la perte de recettes fiscales et donc les déficits. Dans leur logique, il faut donc toujours plus réduire des dépenses, et même s’attaquer à l’Etat. C’est sans fin, car cette réduction des dépenses ne permet pas de combler les déficits puisqu’au même moment, les recettes s’effondrent. Tout cela pour payer des intérêts d’emprunt à des banques privées ou des particuliers pour des sommes toujours plus extravagantes, alors même que si nous n’avions pas abandonné le pouvoir de battre monnaie, nous pourrions investir en empruntant auprès de la banque centrale à un taux zéro.

Quand comprendra-t-on qu’il faut enfin changer de cap économique ? Tout miser pour relocaliser l’emploi et donc rétablir nos recettes. Cela veut dire du courage politique. Le courage de renoncer aux dogmes de l’euro, du libre échange déloyal, etc...

Nous en reparlerons, je vous le promets. En attendant les retraites diminuent, les commissariats se vident, les hôpitaux des petites villes ferment, etc…

Mais dans le même temps se lève un espoir. Celui de la révolte du bon sens contre la technocratie, celui de la France contre l’internationalisme, et du courage contre la lâcheté.

C’est cet espoir que je vous invite à venir partager le 21 novembre prochain à Paris, à l’occasion de notre grand Congrès au cours duquel je lancerai ma campagne présidentielle pour 2012, pour l’indépendance et la liberté de la France.