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17/09/2009

Réformes des institutions : la démocratie en danger



Election à un tour des Conseillers territoriaux : sale temps pour notre démocratie !
Par Nicolas Dupont-Aignan le mardi, septembre 15 2009, 15:25 -


J’ai lu ce matin dans le Figaro un article très instructif sur la réforme des collectivités territoriales, dont la teneur inquiétante s’ajoute à celle d’une indiscrétion d’Alain Marleix, secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales, parue cette semaine dans le magazine L’Express.
Alors que le projet de réforme des collectivités locales m’intriguait jusqu’à présent, étant surpris par l’empressement de l’Elysée à moderniser une décentralisation qui, sur le principe, en a en effet bien besoin, j’ai subitement compris le fin mot de cette histoire.

Cette réforme est inspirée par l’intention principale mais masquée, d’introduire dans la vie politique française le scrutin majoritaire à un tour, en l’instaurant, au moins dans un premier temps, pour l’élection des futurs Conseillers territoriaux devant siéger dans les assemblées départementale et régionale. L’objectif immédiat est de verrouiller le seul espace de liberté démocratique et électorale qui échappe au président et à sa majorité.

Car depuis plusieurs décennies, l’élection des Conseillers généraux dans le cadre cantonal s’effectue à deux tours de scrutin, ce afin de préserver le pluralisme et la vitalité de la vie politique locale, élément fondateur de notre démocratie. Hélas, l’instauration d’une élection à un tour de scrutin pour les futurs Conseillers territoriaux va détruire cette précieuse respiration démocratique.

La dose complémentaire de proportionnelle que le président de la République propose d’introduire n’est qu’un trompe-l’œil : car avec 20% d’élus à la proportionnelle comme envisagé, dans une assemblée par exemple de 10 Conseillers territoriaux, les 2 sièges attribués à la proportionnelle reviendraient automatiquement aux deux partis dominants, UMP ou PS.

L’introduction de l’élection à un tour dans notre système politique constitue donc bel et bien le cœur de la réforme gouvernementale des collectivités locales. Elle aurait pour effet :

- de supprimer la représentation des petites formations dans les territoires ; - d’imposer la suprématie des partis dominants dans la démocratie locale ; - de politiser de manière contreproductive la vie politique cantonale, où l’existence actuelle de nombreux élus indépendants et sans étiquette (non-inscrits) garantit une représentation efficace et légitime des électeurs.

Cette réforme électorale est inadmissible. Jamais sous notre République il n’y a eu de scrutin majoritaire à un tour et cette évolution ouvrirait une brèche dans laquelle pourrait s’engouffrer des réformes électorales aux conséquences encore plus lourdes. Aujourd’hui les Conseillers territoriaux, demain les Députés ? En cherchant éventuellement à imposer aux parlementaires ce mode de scrutin scélérat, le président de la République réduirait l’expression électorale des Français au seul duopole PS / UMP. Deux partis de moins en moins représentatifs des courants de l’opinion… Ce serait toute la marche bicentenaire à la démocratie dans notre pays qui serait remise en cause.

On peut craindre d’ailleurs que ce coup de force aboutisse au désintérêt massif de nos concitoyens pour les élections, à moins qu’il ne conduise à la révolte des électeurs qui iraient chercher dans la rue ce qu’ils ne trouveraient plus dans les urnes.

Contrôle accru des médias, pressions de plus en plus fortes sur les journalistes, mise à l’index d’internet jugé coupable de montrer et de dire ce qu’ont parfois du mal à montrer certains médias traditionnels, menace sur les internautes avec l’Hadopi, et maintenant spectre d’un verrouillage généralisé de la vie politique par la manipulation des modes de scrutin… Mais où donc tout cela va-t-il nous mener ? Cette fuite en avant autoritariste aura-t-elle une fin ?

Il est temps que les Républicains, tous les vrais démocrates, opposent un holà ferme à ces débordements du pouvoir exécutif en France.



http://blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/post/2009/09/15/Election-%C3%A0-un-tour-des-Conseillers-territoriaux-%3A-sale-temps-pour-notre-d%C3%A9mocratie-%21

14/09/2009

Discours de cloture de Nicolas DUPONT-AIGNAN / Universités de rentrée DEBOUT LA REPUBLIQUE


Universités de rentrée de DLR : Discours de Nicolas Dupont-Aignan
dimanche 13 septembre 2009 à 13h00 7EMES UNIVERSITES DE RENTREE DEBOUT LA REPUBLIQUE Samedi 12 et Dimanche 13 septembre 2009 – Dourdan

Discours de clôture de Nicolas DUPONT-AIGNAN

Pour la septième année consécutive, nous nous retrouvons à Dourdan pour ces universités de rentrée.

Compte tenu du chemin parcouru et des évènements politiques de l’année, notre rencontre revêt une importance particulière.

Souvenez-vous du congrès fondateur actant, le 23 novembre dernier, notre indépendance.

Souvenez-vous de notre baptême du feu électoral de juin dernier nous permettant pour la 1ère fois de nous adresser directement au peuple français.

Oui, mes chers compagnons, nous avons mené un beau combat. Un combat certes difficile. Un combat où rien ne nous a été épargné.

le rouleau compresseur des grands partis ; la campagne qui ne démarrait jamais car le pouvoir traumatisé par le référendum de 2005 ne voulait pas d’un vrai débat ; les candidatures de diversion ; les sondages manipulés habilement mis en valeur nous créditant de 0,5% pour dissuader les Français de voter pour nous.

Et pourtant, grâce à vous, votre labeur, votre dévouement, votre énergie, vos dons, votre cohérence intellectuelle, nous avons fait bouger les lignes.

Dans trois grandes régions nous avons approché des 3% et en moyenne nationale malgré notre absence dans les DOM TOM et notre manque de moyens financiers dans la grande région ouest, nous atteignons les 2%.

310 000 Français nous ont fait confiance. En 6 mois nous avons quasiment fait le double des voix de Lutte Ouvrière installée pourtant depuis 30 ans dans le paysage politique. Dans 2248 communes nous dépassons les 5% et dans 508 les 8% !

Je sais que notre score a pu en décevoir certains, puisque nous n’avons pas dépassé la barre des 3% qui nous aurait permis le remboursement des frais. Mais, ne l’oubliez jamais, la participation était très faible, et l’électorat, du NON au référendum de 2005, écoeuré par la signature du traité de Lisbonne n’a pas pris le chemin des urnes. Compte tenu des bâtons qui ont été mis dans nos roues, notre score est, je vous l’assure, tout à fait prometteur.

Il récompense l’inlassable travail de terrain que vous avez su organiser et accomplir.

Il récompense la force de nos convictions.

Il récompense la droiture de nos comportements.

A cet égard, souvenez-vous, on m’avait reproché de ne pas faire alliance avec x ou y. Mais à l’époque, les informations dont je disposais m’interdisaient de nous emmener dans un piège politique.

Comment aurions-nous pu faire liste commune avec ceux qui, au moment où ils pourfendaient la politique européenne du Président de la République, négociaient déjà avec lui un ralliement politicien ?

Cet été, le double jeu a été démasqué. Le ralliement de Philippe de Villiers et de Frédéric Nihous à la majorité présidentielle a clarifié le paysage politique.

Ces nouveaux « Madoff » de la politique ont détourné le capital « convictions » de leurs électeurs au profit de leur seul intérêt. Ces électeurs même qui avaient voté de bonne foi pour ces listes et qui se désolaient de nos démarches concurrentes comprennent désormais !

Oui ils comprennent combien ils ont été floués.

Car, sincèrement, comment celui qui dénonçait le 26 mai « l’imposture » de Nicolas Sarkozy sur la Turquie et « le mensonge sur l’Europe protectrice », a-t-il pu le 15 août faire alliance avec le Président de la République ?

Comment Monsieur Nihous qui se moquait le 4 juin de l’UMP comme une « union des marchands de promesses », a-t-il pu le 18 août se féliciter de rejoindre le parti du Président ?

Dans la vie politique chaque position est respectable, ce qui l’est moins, c’est de se moquer des Français.

En tous les cas ne comptez pas sur moi pour me renier et devenir contorsionniste. Ne comptez pas sur moi pour entrer en salivant dans la ménagerie du cirque Sarkozy !

Certes le spectacle a du rythme, le dompteur donne beaucoup de lui-même. De Kouchner à Villiers, de Mitterrand à Bockel, de Rocard à Lang, de Besson à Nihous, chaque vieux fauve a son tabouret. Sous le fouet, chacun exécute son numéro.

Mais je veux vous poser une question : pour quelle politique ? Pour quel résultat ?

Car oui, pour moi, la démocratie ne peut pas se résumer à une parade de cirque. La diversion, l’émotion, le zapping, le showbiz, ne peuvent éternellement tenir lieu de politique.

La posture ne peut remplacer le projet. La gesticulation ne peut se substituer à l’action. L’empilement d’annonces ou même de décisions ne peut bâtir un projet cohérent, seul susceptible de produire des résultats, de créer une dynamique collective.

La démocratie ? Ce n’est pas la mise en scène.

La démocratie ? C’est le droit d’un peuple à disposer de lui-même.

La démocratie ? C’est le lieu et le moment où se forgent en conscience par le débat organisé, sincère, libre, de ses citoyens et de leurs représentants, le destin d’une nation, le sort du peuple.

Voilà pourquoi nous sommes ici. Nous partageons une certaine idée de la France, de la République, de l’Homme. Et c’est bien parce que les Français affrontent une crise profonde que plus que jamais nous devons garder le cap, rester nous-mêmes, ne pas céder aux sirènes des prébendes.

Que l’on ne se méprenne pas d’ailleurs sur les raisons de mon refus d’intégrer la ménagerie élyséenne. Il ne s’agit en rien, comme on veut souvent le faire croire, d’un conflit de personnes avec le Président de la République. La question n’est pas de savoir si on n’aime ou pas le Président de la République, son style, sa personnalité… La seule question est de savoir si la politique qu’il mène est aujourd’hui la bonne pour la France.

Au terme de ces deux années de mandat présidentiel nous avons, je le crois, le recul nécessaire pour répondre en conscience.

Au-delà même de la politique étrangère et de défense, où notre désaccord avec le Président de la République est complet et sur lequel je reviendrai, dans le domaine intérieur le décalage entre les annonces, les discours, les décisions et les actes est saisissant.

Certes ce décalage est masqué par la démarche du pouvoir, sa méthode pour endormir les Français.

Nos concitoyens, vous l’avez remarqué, sont d’ailleurs un peu perdus, déroutés car Nicolas Sarkozy préside comme il fait campagne. Il faut le reconnaître, avec le sens du mouvement, à un rythme trépidant, avec un talent de la mise en scène (il est vrai amplifié par quelques médias complaisants).

Il multiplie les annonces catégorielles, les promesses, les discours dits solennels. Un peu comme un artificier éclairant le ciel de fusées de couleurs différentes pour plaire à chacun.

Mais, malheureusement, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Ils ne peuvent pas l’être puisque les maux de la France ne sont pas traités à la racine. Permettez-moi de prendre quatre exemples.

C’est tout d’abord sur le plan économique que les contradictions entre les postures et les actes sont les plus flagrantes.

Nicolas Sarkozy, il faut le reconnaître avait porté en 2007 un diagnostic exact sur la crise de compétitivité de notre pays. Souvenez-vous de ses discours sur la surévaluation de l’euro, les délocalisations…

La crise financière actuelle accentue encore davantage l’exode industriel français. Depuis les discours présidentiels pourfendant le capitalisme, qu’il vénérait d’ailleurs auparavant, se sont multipliés. Comment ne pas les approuver ? Henri Guaino a toujours été de notre côté. Mais si Henri Guaino écrit, Bercy influencé de fait par le Président de BNP Paris Bas, Mr Pébereau gouverne et la réalité est à mille lieues du discours.

Aussi, les handicaps anciens souvent dénoncés n’ont toujours pas été corrigés.

Euro surévalué, libre échange déloyal et charges sociales assises sur l’emploi forment un piège terrible pour notre économie, nos forces industrielles.

L’investissement recule, les délocalisations s’accélèrent, des régions entières sont sinistrées, le chômage s’accroît, le déficit du commerce extérieur explose et que fait-on ? Rien. Si, pour panser les plaies sociales, on invente le RSA !

On ne pourra pas éternellement masquer la paupérisation française, liée à l’effondrement industriel, par des transferts sociaux supplémentaires payés à crédit !

Le Président dit aimer l’industrie. Les visites en entreprises se succèdent, les discours se ressemblent. Mais rien, à l’exception de la création judicieuse du fond souverain et de la suppression de la Taxe Professionnelle, n’apporte de vraie solution.

La crise financière récente est là aussi une occasion pour le Président de la République de sur-jouer une politique imaginaire.

L’affaire des banques est la plus emblématique de la schizophrénie présidentielle !

D’un côté des discours de rappel à l’ordre que je pourrais signer sur le nécessaire encadrement des excès de la finance, de l’autre une complaisance indécente à l’égard de la caste bancaire française.

Pourquoi, par exemple, quand il les a aidées massivement avec l’argent du contribuable, le gouvernement a-t-il refusé de prendre une participation au capital des banques et pourquoi, quand il en avait une, comme à BNP Paribas, a-t-il refusé d’exercer en Conseil d’Administration ses droits de vote ?

En dépit des convocations médiatisées à répétition à l’Elysée des patrons, le résultat est là. Ce sont les ménages et les entreprises qui trinquent. Les banques se refont une marge et assèchent l’économie française ne prêtant pas suffisamment, notamment aux PME.

Comment résoudre un problème sans s’attaquer à ses causes ? Nous connaissons les solutions. C’est pourquoi nous proposons à Debout la République, avec Jean-Pierre Gérard, Laurent Pinsolle et beaucoup d’autres, un double changement de cap.

Un changement de cap européen avec la réforme de l’euro ou sa fin, un protectionnisme sélectif, des investissements européens structurants.

Un changement de cap national avec une baisse des charges sur l’emploi comme l’a fait d’ailleurs Madame Merkel, une vraie politique industrielle, un doublement de l’effort de recherche et le contrôle réel des banques.

Mais malheureusement le décalage entre les discours et les actes se généralise dans d’autres domaines de l’action gouvernementale, où l’on nous avait habitués à plus de cohérence.

Par exemple, l’aggravation de la délinquance s’explique tout naturellement par la réduction des effectifs de policiers et le laxisme judiciaire.

Par idéologie, le non remplacement d’un policier sur deux rend inatteignables les objectifs fixés par le gouvernement en matière de sécurité. 8000 postes de policiers ou gendarmes seront ainsi supprimés en 2009. Pire, il y a des femmes et des hommes qui ont réussi les concours et qui sont toujours en attente d’être admis dans des écoles de police vides pour y suivre leur formation !

Le moral des policiers est au plus bas, ils sont fatigués, désabusés. Ils ne se sentent plus soutenus par leur hiérarchie et encore moins par le pouvoir politique actuel, méfiant envers l’institution, malgré un discours charmeur et rassurant vers la police et un discours soi-disant sécuritaire qui est censé faire peur aux délinquants, mais qui n’impressionne pas grand monde. On se croirait revenu au temps du socialisme fleurissant.

De même, la nouvelle loi pénitentiaire aboutira à voir dans nos rues encore plus de délinquants condamnés mais libres ! Puisque, je vous le rappelle, dans le projet initial les délinquants condamnés à des peines inférieures à 2 ans ne seraient plus emprisonnés !

De même, troisième exemple, peut-on maîtriser l’immigration sans vraiment s’en donner les moyens ? N’oublions pas qu’en 2008 plus de 100 000 titres de long séjour ont été délivrés dont près de 50 000 au titre de l’immigration familiale sans parler de l’immigration clandestine...

Certes des lois ont été votées. Un moment ce fut la priorité du gouvernement, mais très vite on s’aperçoit qu’il ne s’agissait que d’un trompe l’œil pour la simple raison que, là aussi, on se refuse à prendre les mesures qui s’attaqueraient aux causes de l’appel d’air migratoire.

Plutôt que d’augmenter le forfait hospitalier, pourquoi ne pas contrôler l’aide médicale d’urgence automatique, qui coûte environ 500 millions d’euros à la collectivité. pourquoi ne pas allonger la durée de présence sur le territoire français pour pouvoir bénéficier des aides sociales (RMI, CMU, APL) ? pourquoi ne pas suspendre pendant cinq ans le regroupement familial le temps de pouvoir intégrer, assimiler, les étrangers en situation régulière qui sont les premières victimes de la pagaille d’aujourd’hui ?

***********

Enfin, quatrième exemple : celui de l’environnement. Comment là aussi ne pas être sidéré du décalage entre le discours légitime en faveur du développement durable et la pratique gouvernementale ?

Oui il faut revoir radicalement notre mode de consommation et de production. Oui, il faut des Grenelle de l’environnement.

Mais pourquoi alors laisser des groupes comme Total, EDF et GDF s’affranchir de l’intérêt général tout en profitant d’un marché sans concurrence réelle. Pourquoi avoir laissé déréguler sous l’influence de Bruxelles le secteur de l’énergie si vital pour l’avenir de notre pays et où les investissements s’étalent sur des décennies ?

Quant à la taxe carbone, elle va carboniser la préoccupation environnementale des Français.

Personne ne doute de l’urgence d’une action globale, résolue et massive pour inverser un réchauffement climatique à l’œuvre depuis des décennies. Mais ce que l’on appelle « taxe carbone » ou « contribution climat énergie » est paradoxalement le plus mauvais service à rendre à ce combat essentiel. Le vrai enjeu est effectivement de faire changer les comportements de nos concitoyens qui, d’ailleurs, y sont tout prêts, mais cela implique concrètement l’acquisition ou le renouvellement des produits et des équipements. En particulier par le système des bonus malus, il faut inciter et aider les Français à s’équiper le plus vite possible de produits consommant peu et rejetant peu de CO² : chaudières, voitures, isolation des logements, appareils de chauffage,… Tout cela passe par l’essor de nouvelles filières industrielles offrant aux consommateurs les produits de substitution nécessaires, sans quoi toute politique de « changement des comportements » ne restera qu’un vœu pieux.

Or, la taxe carbone dont il est question aujourd’hui ne permettra pas de relever ce double défi, ni celui du renouvellement des équipements lourds des particuliers, ni celui de la mise au point et de la généralisation de la foule de produits de substitution, puisqu’elle prévoit simplement de taxer les Français - notamment les classes moyennes et les ruraux déjà essorés par la crise - sans favoriser l’émergence des industries vertes de demain. Pour éviter d’être accusé de vouloir prélever plus, le gouvernement vient d’ailleurs d’inventer le 1er impôt qui sera remboursé par une réduction forfaitaire de l’Impôt sur le Revenu ou par un chèque vert. Bravo pour cette usine à gaz qui occupera de nouveaux fonctionnaires. Bien évidemment sauf à être complètement stupides, ce remboursement disparaîtra vite et ce sont nos concitoyens les plus modestes qui en feront les frais ! En quoi alourdir la fiscalité sans permettre de consommer écolo va-t-il servir à la lutte contre le réchauffement climatique ? Ni la majorité, ni les bobos verts n’ont été capables de nous l’expliquer jusqu’à présent… Et pour cause, ce n’est pas de toute évidence l’objet de cette « taxe carbone » ! Et oui, n’oublions pas que l’Etat est forcément tenté de compenser, d’une manière ou d’une autre, la suppression de la taxe professionnelle, surtout dans un contexte de dérapage budgétaire qui a vu le déficit être multiplié par deux en moins d’un an… Bref, nous avons affaire à un impôt de plus, habilement (trop peut-être) enveloppé dans un discours pseudo-écologique, qui ne résoudra rien. Mais se contenter de critiquer ne suffit pas : il faut, à l’approche du débat parlementaire qui doit être l’occasion d’une remise à plat salutaire, proposer une vraie alternative. Avec les gaullistes de Debout la République, nous défendrons un projet global et ambitieux : L’instauration d’un système de bonus-malus étendu au maximum possible de produits, pour renchérir ceux qui sont très polluants et rendre plus accessibles ceux qui le sont moins.

L’instauration de droits de douane écologiques aux frontières de l’UE, pour empêcher les entreprises européennes peu scrupuleuses d’aller produire dans les pays où l’on pollue sans vergogne avant de réimporter en Europe. La création d’une taxe sur les superprofits des groupes pétroliers pour financer des transports propres et des programmes durables, et la mise au pas des constructeurs automobiles qui traînent des pieds depuis des années dans la généralisation du moteur propre, dont la technologie pourrait être rapidement mise au point. Michel Rocard a toujours été très doué pour inventer de nouveaux impôts, mais le problème de la France est justement qu’elle n’a jamais manqué de talents de ce genre ! La lutte contre le réchauffement climatique vaut mieux que la mise en place de nouvelles usines à gaz fiscales.

Mais à nous entendre, certains diront pourquoi alors ne pas rejoindre l’opposition de gauche ? Parlons en : il n’en est tout bonnement pas question car le PS ne propose que des fausses solutions.

Pour reprendre mon image initiale, si le cirque Sarkozy ne résout en rien les problèmes graves du pays, le cirque de la gauche n’a plus de dompteur depuis longtemps et le désordre est tel que les spectateurs ne s’y pressent plus.

Comment d’ailleurs imaginer que les Français puissent faire confiance à des mouvements qui se refusent à voir et cela depuis tant d’années les causes profondes de la crise économique et sociale française ?

La gauche croit toujours qu’il suffit d’augmenter le SMIC, de relancer la consommation (surtout de produits importés !), d’accroître les dépenses publiques, de régulariser les étrangers en situation irrégulière pour redresser notre pays.

La gauche ne comprendra jamais que son internationalisme et son européisme obsessionnels condamnent sa politique.

Et ce n’est pas en ajoutant Mme Taubira, Mr Cohn-Bendit et Mme de Sarnez à Mr Peillon que l’on règlera la crise structurelle française !

François Bayrou, de son côté, l’a bien compris puisqu’il entend faire du 1er tour de l’élection présidentielle la seule primaire qui soit. Son analyse de la « Sarkosie » est pertinente, son combat est courageux, mais nous ne connaissons pas son projet !

Et quel qu’il soit d’ailleurs, tant que François Bayrou acceptera que Bruxelles décide de la politique de la France, il ne se donnera pas les moyens de guérir le pays.

Voilà pourquoi, mes compagnons, loin des extrêmes de droite ou de gauche, nous sommes la seule force politique qui entend vraiment crever les abcès et faire durablement tomber la fièvre.

J’entends déjà les commentaires. N’y va-t-il pas un peu fort ? Qu’est-ce que Debout la République peut avoir de plus que les autres mouvements politiques ?

Je sais d’ailleurs que vous êtes souvent confrontés aux questions de votre entourage : parents, amis, collègues…

Pourquoi restez-vous à l’écart ? Que proposez-vous de si différent ?

D’habitude vous leur répondez, nous sommes gaullistes, nous sommes républicains, nous croyons en la force des idées. A ces mots, les regards parfois s’éclairent.

Parfois seulement… Car soyons francs, ces références ne sont pas comprises de tous. Vous devez être plus précis et expliquer plus concrètement notre différence avec les autres forces politiques.

Notre différence, si je devais résumer, c’est notre exigence.

Notre triple exigence.

1 – l’exigence de traiter vraiment les problèmes des Français. 2 – l’exigence de rendre le pouvoir au peuple. 3 – l’exigence de rassembler nos compatriotes autour de l’essentiel.

L’exigence tout d’abord de vouloir traiter les problèmes des Français. Car pour nous, l’action politique, pour être utile, doit s’attaquer à la racine des problèmes, aux causes des difficultés.

Avez-vous d’ailleurs remarqué que l’actualité politique de l’été n’a concerné que la tactique, la forme et jamais le fond des choses. D’un côté Nicolas Sarkozy débauchant Philippe de Villiers, de l’autre, les rumeurs d’alliance entre le PS et le Modem.

Au moment où de si nombreux Français perdent leur emploi et où la délinquance repart à la hausse, où nos soldats meurent en Afghanistan, est-ce bien sérieux ?

Force est d’ailleurs de reconnaître que nos compatriotes en 2007 ont élu Nicolas Sarkozy car il leur avait donné le sentiment de vouloir enfin aller au fond des choses.

Notre deuxième exigence, c’est de rendre au peuple français la maîtrise de son destin.

La déception d’aujourd’hui à l’égard du Président de la République n’est pas obligatoirement due au cynisme politique de ce dernier mais à sa résignation devant la perte de pouvoir de l’autorité politique. Au-delà des discours volontaristes, Nicolas Sarkozy, comme François Mitterrand et Jacques Chirac avant lui, n’ose pas remettre en cause les féodalités, les intérêts qui, à Paris mais surtout à Bruxelles, Luxembourg, Francfort, Washington, New-York ou Pékin, ont pris le pouvoir.

Je considère en effet que les Français, pour s’en sortir, doivent d’abord reprendre le pouvoir sur la conduite de leurs propres affaires. Le droit du peuple à disposer de lui-même est le socle de la République, de la démocratie.

C’est pourquoi nous militons comme gaullistes pour l’usage du référendum et le respect de ses résultats.

C’est pourquoi nous considérons que seule une renégociation des traités européens notamment avec celui de Maastricht pour refondre l’euro ou en sortir est le préalable à toute relance économique. Car oui, nous sommes les seuls à vouloir agir pour que l’euro cesse d’asphyxier nos entreprises et à considérer que ce n’est pas au Conseil de la Banque centrale européenne de décider à 100% de la politique monétaire du pays.

De même, nous sommes les seuls à estimer sur l’échiquier que ce n’est pas à la Cour de Justice de Luxembourg de décider si la France doit réduire les avantages en matière de retraite accordés aux mères de familles qui ont élevé leurs enfants !

C’est pourquoi nous osons dire clairement que seule l’intervention effective de l’Etat dans la gestion des banques peut remettre la place financière au service de l’économie productive.

C’est pourquoi enfin, nous affirmons qu’il n’est pas choquant d’effectuer un contrôle douanier à nos frontières, alors même que l’on vous déshabille quasiment pour monter dans un avion.

Rien ne pourra se faire sans que le pouvoir politique, émanation du peuple, retrouve une capacité d’action minimum. La Suisse, la Norvège, Singapour, la Malaisie, ne sont pas des géants mais ces pays qui ont toujours refusé de se lier les mains dans des usines à gaz supranationales, prouvent qu’il est possible aujourd’hui de conserver une réelle marge de manœuvre dans la mondialisation. Contrairement à ce qui est affirmé, la France, pour promouvoir son modèle républicain et social, doit défendre âprement son indépendance.

« Quand on ne veut pas se défendre, ou bien on est conquis par certains ou bien on est protégé par d’autres. De toutes manières, on perd sa personnalité politique, on n’a pas de politique ». (Charles de Gaulle)

La France a-t-elle gagné quoi que ce soit au retour dans l’OTAN ? Un an après la décision d’envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan, pesons-nous davantage sur la conduite de la guerre ? Non, bien sûr.

La nouvelle politique étrangère du Président de la République a-t-elle fait gagner des points à la France ? Non, elle a abîmé son image, restreint sa sphère d’influence.

Et, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, c’est une France libre qui forgera une Europe forte et c’est une Europe forte qui pourra maîtriser la mondialisation.

Je vous renvoie à mon discours du 23 novembre où j’avais développé ce point, mais vous me permettrez de revenir d’un mot sur un événement récent qui illustre parfaitement cette idée : la vente de l’avion de combat Rafale au Brésil.

Au-delà des talents de négociateur du président de la République, c’est bel et bien la politique industrielle d’indépendance nationale, confortée et développée dans les années 60 par le général de Gaulle, qui est ici récompensée. Souvenez-vous ce qu’on a cessé d’entendre depuis 20 ans à propos du Rafale : un avion trop cher, un caprice d’orgueil national à l’heure où la France aurait dû jouer la carte européenne avec le programme Eurofighter. Mais aujourd’hui, que voyons-nous ? L’Eurofighter est un fiasco militaire et commercial, tandis que le Rafale est en passe de s’imposer comme l’un des seuls concurrents sérieux à la suprématie aéronautique militaire américaine.

Chapeau la France ! Et heureusement que notre pays n’avait pas complètement rejoint l’OTAN au moment de la conception du Rafale, car il est évident que jamais ce programme ne serait allé à son terme, puisque les pressions au sein de l’Alliance atlantique au profit de l’Eurofighter auraient été, vous vous en doutez bien, irrésistibles…

Oui, nous sommes les seuls à faire confiance au peuple français. Sa lucidité, sa maturité politique, son bon sens, valent bien mieux que la morgue, la suffisance, la cupidité de la caste qui le gouverne depuis 20 ans.

Notre troisième exigence est celle du rassemblement.

Un rassemblement qui procède de la deuxième exigence car seule la consultation du peuple peut permettre de dépasser les clivages, de casser les réseaux, les féodalités, les intérêts qui pourrissent le corps social français.

Alors oui, mes amis, mes compagnons, mes camarades, notre projet veut dépasser les politiques de clientèles que portent les deux grands partis.

Oui, pourquoi devrions-nous choisir entre le laxisme des 35 heures et l’aberration du travail le dimanche ?

Pourquoi devrions-nous être condamnés soit au bouclier fiscal, soit à l’excès de dépenses et de fiscalité ?

Pourquoi opposer un service public obèse à une privatisation inefficace ?

Entre la politique de classe d’une certaine droite et les réflexes pavloviens d’une certaine gauche, n’est-il pas temps de bâtir un projet républicain, celui qui doit permettre justement de concilier l’effort collectif et la justice.

L’effort de tous au profit de tous.

Car sans effort la France coulera encore plus.

Car sans partage les Français se diviseront davantage.

Notre projet, vous le connaissez.

Un Etat fort, car il n’y a pas en France une sécurité et une justice à la hauteur des enjeux et des souffrances de nos concitoyens.

Une école du mérite car il faut oser dire aux parents et aux élèves, oui, apprenez plus, travaillez plus, sinon vous serez laminés dans la compétition mondiale.

Une politique d’assimilation laïque intraitable car aujourd’hui c’est le communautarisme qui menace la France de « libanisation », de guerre civile intérieure et qui enferme les jeunes Français d’origine étrangère dans une spirale de l’échec dont une grande majorité voudrait sortir.

Des services publics réformés mais maintenus pour garantir l’unité du territoire.

Cette égalité des droits et des devoirs, ces repères républicains constituent la seule ossature possible pour une nation comme la nôtre, qui s’est forgée d’apports successifs, par sa seule volonté.

Un projet commun, une loi commune, une école qui élève, des services publics qui rassemblent, voilà les conditions de la cohésion nationale.

Sans oublier bien sûr la question clé de l’avenir de nos collectivités et de nos territoires dont nous avons abondamment parlé au cours de ces deux jours.

Comme chaque année ces universités sont, en effet, l’occasion de concentrer notre attention sur un sujet d’actualité.

Nous ne sommes pas, loin s’en faut, des conservateurs. Comme Maire, Président d’une Communauté d’Agglomération, je suis bien placé pour savoir que notre organisation territoriale a besoin de réformes profondes.

Mais avant de vouloir jouer au mécano institutionnel, il est vital, comme nos invités l’ont fait ce matin, de se poser de bonnes questions.

L’avant projet de loi gouvernemental issu du rapport Balladur qui circule aujourd’hui ne pose pas ces questions et risque de déstabiliser nos collectivités territoriales.

Pas une fois il ne pose la question du meilleur échelon pour chacun des services publics. Pas une fois, il n’aborde la question centrale de la citoyenneté et de la démocratie locale. Il repousse de surcroît à plus tard la question vitale de la péréquation financière.

En vérité, le rapport Balladur comme le projet qui circule sont obsédés par l’idée que seule la Région et l’intercommunalité peuvent être efficaces, ce qui est excessif.

Oui, il faut que le Conseiller Général devienne Conseiller Régional.

Oui, la Région peut jouer un rôle pour les équipements structurants.

Oui, l’intercommunalité peut dans certains cas rationaliser l’offre de service.

Mais cela ne peut pas se faire contre les communes et contre les départements qui restent des échelons indispensables pour administrer au plus près nos concitoyens.

Croit-on sincèrement que la Région Centre à Orléans peut décider de l’organisation du transport scolaire au fin fond de l’Indre ?

En vérité le gouvernement aurait tort de vouloir rayer de la carte cette diversité communale et départementale, cette somme de dévouement que représentent des dizaines de milliers d’élus locaux qui ne coûtent rien aux contribuables et le rôle décisif des départements pour l’aménagement des zones rurales.

Plus que jamais nous devons organiser le rassemblement des Maires de France, des Conseillers Généraux et des élus qui veulent la réforme mais pas n’importe laquelle.

C’est pourquoi, je vous propose la création d’une association revendiquant la liberté des communes, l’égalité des citoyens, la fraternité de nos territoires.

Ces territoires, dont la diversité, la richesse, constituent un joyau de la France, ne doivent pas basculer sous l’autorité de structures bureaucratiques, technocratiques, politisées.

Et j’invite tous les élus qui partagent notre vision de cette France des terroirs à nous aider pour faire entendre raison au gouvernement cet automne.

Nous en reparlerons.

Mais notre projet est aussi économique et social.

Tout doit être fait pour restaurer notre compétitivité. Il est temps de s’occuper des PME réduites à l’esclavage par les groupes du CAC 40 pour qui la politique économique est faite sur mesure alors qu’ils ont délaissé la France.

Là aussi vous connaissez nos propositions. des banques au service de l’économie productive ; le doublement de l’effort de recherche ; une politique industrielle ; un protectionnisme sélectif ; une PAC renouvelée ; une baisse des charges sur l’emploi remplacée par la TVA sociale.

Le choix n’est plus entre le libéralisme et l’économie administrée, il est entre l’effort national ou le chacun pour soi mondialiste. Et l’effort national implique l’intervention de l’Etat, non pas une intervention brouillonne, tentaculaire, tous azimuts, mais réfléchie, résolue et ciblée qui catalyse et orchestre les efforts des entreprises et des citoyens.

Seule la restauration de notre compétitivité nous permettra alors de relancer une vraie politique sociale, avec : la création de la sécurité professionnelle ; la relance de la participation ; la généralisation de l’accès à la propriété ; autant de réformes clés permettant de sortir de l’assistanat médiocre pour responsabiliser nos concitoyens, récompenser le mérite et l’effort.

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Au cours de la campagne européenne avec vous, j’ai beaucoup sillonné le pays. Plus de 50 déplacements, près de 200 étapes, des réunions, des rencontres, des visites, des échanges.

Un pays magnifique mais un peuple qui souffre. Des atouts extraordinaires : nos territoires, notre recherche, notre productivité, notre agriculture, notre patrimoine, notre art de vivre.

Mais aussi, des frustrations très profondes. Des ouvriers traités comme des chiens, des paysans qui gagnent moins qu’un Rmiste, des jeunes qui à 30 ans ne peuvent pas se loger, des cités où la peur règne, des ghettos d’immigration clandestine où l’on alimente les haines de demain.

Pourquoi ? Oui, pourquoi cette incapacité française à valoriser nos atouts si nombreux, à corriger nos handicaps si profonds ?

Pourquoi ce malaise général, cette difficulté à imaginer un vivre ensemble dans un si beau pays ?

D’un côté l’oligarchie sourde, aveugle, hautaine, qui continue de vouloir imposer une politique inefficace pour la seule raison qu’elle conforte ses privilèges.

Et, de l’autre, des Français dispersés, humiliés, recroquevillés, écoeurés, par le spectacle politique qu’on leur offre.

Je me souviendrai longtemps de cette ouvrière de l’usine Peugeot de Steenvorde qui, les larmes aux yeux, me disait : « j’aime mon usine comme j’aime mon pays ».

Les Français ont donc compris l’ampleur du déclassement national et social qui les menace.

Mais les Français sont étourdis par l’agitation du Président et par l’apathie des forces politiques, ils n’attendent même plus un sursaut, un espoir.

Ce sursaut et cet espoir, j’en ai la conviction intime, ne viendront pas du « déjà vu » des forces politiques existantes. C’est à vous, c’est à nous, parce que notre projet est le seul capable de traiter à la racine les maux du pays, de tendre la main au peuple français, de lui redonner espoir.

La tâche est simple et immense à la fois.

ne jamais s’abaisser dans la politique politicienne, ne pas s’épuiser dans des combats subalternes, aller toujours à l’essentiel, faire confiance au peuple français, lui proposer un projet fort et concret préparant une voie de sortie de crise.

Et c’est bien parce que nous sommes les seuls à considérer que la France ne s’en sortira que si elle reste fidèle à elle-même, à son génie de la liberté et de la justice, qu’un jour, vous le verrez, nous serons en mesure de redresser réellement le pays.

Alors bien sûr la route est longue. La tâche est lourde. Mais il n’y a pas d’autre issue. C’est un devoir et nous le remplirons !

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président de Debout la République

11/09/2009

IL Y A DES GENS QUI OBSERVENT LES REGLES DE L'HONNEUR EN POLITIQUE, COMME ON OBSERVE LES ETOILES , DE TRES LOIN

Depuis quelques semaines, quelques mois, une certaine partie de la classe politique nationale et régionale nous présente une image consternante qui va à l'encontre de l'image d'un "politique" au service de ces concitoyens...
Les exemples sont si nombreux qu'il semble impossible d'en dresser une liste précise et complète :
- Tricheries à l'occasion d'élections internes au niveau national comme régional,
- Attaques nauséabondes contre certains élus régionaux que nous devons soutenir au déjà des clivages politiques ,
- .../...

Il semble donc urgent de rappeler à tous que la Politique n'a rien à voir avec ces "choses".
Espérons donc qu'à l'occasion de la prochaine échéance électorale en mars 2010 un vrai débat d'idées, de projets et surtout d'espoirs puisse voir le jour .... les habitants du Languedoc-Roussillon y ont droit .....

,Il y a des gens qui observent les règles de l'honneur en politique , comme on observe les étoiles, de trés loin ....

D.L.R. BEZIERS